Publié le - Cedric Feys

5 raisons de venir à Unsound Brussels

Après Cracovie, New York, Toronto et Adélaïde, le festival polonais Unsound présente sa première édition belge en collaboration avec Bozar. Attendez-vous à un large éventail de musiques actuelles, allant de talents émergents à des artistes décalés et expérimentaux. En dehors de toute restriction de genre, Unsound se fait l’ardent défenseur des sonorités radicales. Et tout cela se passe à Bruxelles, « tout simplement ». Le festival s’installe à Bozar les 14 et 15 février et se termine par une soirée club au Reset. 5 raisons de ne pas manquer cet événement.

1. Les sonorités juteuses de Piotr Kurek 

Influencé par les compositions médiévales, la musique baroque et le jazz expérimental, le multi-instrumentiste et compositeur Piotr Kurek est pourtant loin d’être prisonnier du passé. Accompagné de plusieurs musiciens belges, il présente son album Smartwoods, sur lequel il danse avec brio entre l’organique et l’artificiel : à chaque fois, les sons des instruments acoustiques se fondent dans l’électronique, donnant vie à des textures uniques et imprévisibles. 

2. Les liens entre la musique et l’IA

Que penser de l’art et de la musique conçus grâce à l’intelligence artificielle ? Au lieu d’aborder toutes ces œuvres d’art réalisées par l’IA de manière unilatérale, négative ou positive, la compositrice irlandaise Jennifer Walshe propose d’autres solutions dans son livre 13 Ways of Looking at AI, Art & Music. Walshe n’en est pas à son coup d’essai. Par exemple, dans A Late Anthology of Early Music Vol. 1 : Ancient to Renaissance (2020), elle a retravaillé le canon de la musique ancienne grâce à l’IA.

Ultrachunk (2018) by Jennifer Walshe and Memo Akten © Anne Tetzlaff

3. La quiétude avec Hildegarde de Bingen et le kanklės 

Les chants d’Hildegarde de Bingen sont également revisités : dans le projet audiovisuel Гільдеґарда (Hildegarde), la musique de la mystique du XIIe siècle est accompagnée par un synthétiseur modulaire. Pour le compositeur ukrainien Heinali, il s’agit de l’outil par excellence pour réinventer la musique ancienne et jeter un pont entre le passé et le présent. Il s’entoure de Yasia Saienko au chant et de Sophia Bulgakova aux visuels. Quant à Indrė Jurgelevičiūtė, elle réinvente un instrument à cordes traditionnel lituanien : le kanklės. Avec le guitariste inclassable Raphael Rogiński, elle présente son dernier album Žaltys.

4. Une expérience totale

AKA HEX, la toute nouvelle collaboration entre Aisha Devi et Slikback, l’un des producteurs les plus aventureux du moment, est synonyme de musique de club expérimentale dotée de basses profondes, de synthés zigzagants et de voix distordues. Le duo Ego Death vise lui aussi la catharsis. Composé de l'artiste électronique français Aho Ssan et de la compositrice et violoncelliste polonaise Resina, ils dessinent un paysage sonore confrontant, complexe et immersif.

5. Soirée club !

Unsound se termine par une soirée club incontournable au Reset. Jusqu’à 6 heures du matin, vous découvrirez une affiche inoubliable de DJ sets. CRYSTALLMESS est une productrice et artiste française à l’esprit dancefloor abrasif. Ses sets vont du rap hardcore au footwork et ont traversé la planète, du Berghain au Primavera. Sega Bodega, un artiste et producteur irlando-chilien connu pour sa carrière solo et ses productions pour des artistes tels que Björk, Shygirl et Caroline Polachek, se produit en b2b avec le poids lourd britannique Lee Gamble. Quant à Slikback, il balance du club, de la noise, de l’ambient et du rap dans un mixeur pour proposer une recette psychédélique haute en émotions et en intensité.