Un Mar de Músicas - Jordi Savall & Hespèrion XXI
10 Jan.'25
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf

Un Océan de Musiques, 1440-1880
Musiques créoles en dialogue avec les musiques d’Afrique, d’Amérique et des Caraïbes
***
- Première partie : 1440-1640
1440 - Début des expéditions de capture d’esclaves noirs en Afrique
Traditionnel du Mali
Plainte africaine, chant de griot
1492 - Le 3 août, Colomb part pour son premier voyage sur l’Atlantique, il arrive au Nouveau Monde le 12 octobre
Alonso (fl. 1500)
La tricotea Samartín la vea, Canzon alla Villota
(de Cancionero de Palacio nr. 247, Madrid 1505-1520)
Anonyme
Poème náhuatl sur la fugacité universelle
1496 - Alfonso de Lugo fait la conquête des Îles Canaries et met en esclavage ses occupants
Traditionnel afro-cubain
Canto a Oshun
1503 - La Casa de la Contratación de Indias est installée à Séville. C’est une institution chargée de réguler le commerce et la navigation avec les Indes, les Îles Canaries et l’Afrique atlantique
Traditionnel vaudou haïtien
Ballmannan
1532 - Premières rébellions d’esclaves noirs dans toute la région des Caraïbes
Traditionnel du Bahía, Brésil, arr. Aloysio de Alencar Pinto (1911-2007)
Ofulú lorêrê-ê, chant orisha para Oxalá (Candomblé)
1535 - Le chroniqueur de Séville Luis de Peraza se fait l’écho de la diversité des esclaves amenés à Séville
Mateo Flecha, l’ancien (1481-1553), et Traditionnel
La Negrina: San Sabeya gugurumbé et Los Negritos / Gurumbé, son jarocho
1573 - Bartolomé Frías de Albornoz, premier professeur de Droit Civil de la Nouvelle
Espagne, publie son livre L’Art des contrats
Teodora Ginés (1530-1598)
El son de la Má’Toedora (Cuba, 1562)
1620 - Arrivée des premiers esclaves africains dans les colonies anglaises – la traite des esclaves s’internationalise
Traditionnel du Mali
Sinanon saran, chant de griot
1636 - Décret de 1636 du gouverneur anglais de la Barbade selon lequel il est stipulé
que tous les Africains et Amérindiens habitant sur l’île seront considérés comme des esclaves pour toujours
Traditionnel
Look over yonder, chant d’esclaves
1640 - Le Frère Jean-Baptiste du Tertre arrive comme missionnaire aux Antilles. Des années plus tard, il écrira la première histoire des Antilles et de ses esclaves
Gaspar Fernandes (ca. 1563/1571-1629)
Tleycantimo choquiliya
Pause
- Deuxième partie : 1680-1880
Erivan Araújo (Brésil), arr. Michel Costa (1808-1884)
Canto do Guerreiro, Caboclinho paraibano
1705 Le gouvernement colonial de Virginie établit de nouvelles lois concernant les serviteurs et les esclaves, connues sous le nom de Act Concerning Servants and Slaves
Traditionnel
You gonna reap what you sow, chant d’esclaves
1713 - La Compagnie des Mers du Sud reçoit l’autorisation d’importer 4.800 esclaves africains par an dans les colonies espagnoles du Nouveau Monde pour les 30 années à venir
Ido Torres (Cuba)
La rumba está buena, changüi de Guantánamo
1748 - Antonio de Ulloa décrit les croisements entre pauvres Blancs et castes de couleur et Indiens
Gaspar Fernandes et Anonyme nahuatl
Xicochi conetzintlé et Xochipitzahuatl, villancico
1762 - Le philosophe Jean-Jacques Rousseau expose ses idées sur l’esclavage dans son livre Du Contrat social. La pensée illustrée dans l’Encyclopédie critique l’esclavage
Jean-Philippe Rameau (1683-176)
Air pour les esclaves africains
1789, août - Révolte d’esclaves en Martinique
Anonyme du Pérou (vers 1780)
Cachua serranita (de Codex Trujillo nr. 19)
1804 - Le leader Jean-Jacques Dessalines a déclaré Haïti comme une république libre et les Blancs qui restaient sur l’île furent massacrés
Traditionnel du Haïti
Tumba francesa
1806 - Description par John Gabriel Stedman de la flagellation d’une belle jeune fille Samboe
Traditionnel du Mali
Plainte
Traditionnel du Afrique du Sud
Indodana, chant spirituel et prière en IsiXhosa
1868, 27 décembre, Carlos Manuel de Céspedes, en tant que Capitaine Général Révolutionnaire proclame la révolution à Cuba
Juan García de Zéspedes (1619-1678), et Traditionnel de Tixtla avec improvisations
Ay, que me abraso, ay et El Arrancazacate, guaracha
1873/1880 - L’Espagne décrète l’abolition de l’esclavage à Puerto Rico et à Cuba
Mario Oropesa (Cuba), arr. Leopoldo Novoa
Aguacero, aguacerito, guajira
durée : 110’
concert avec pause
Conception du programme, sélection des musiques et chronologie : Jordi Savall
Sélection des textes et chronologie générale : Sergi Grau
Leopoldo Novoa est membre du Sistema Nacional de Creadores de Arte de México (SNCA)
Avec le soutien du Département de la Culture de la Generalitat de Catalunya et du consortium Institut Ramon Llull
Un Océan de Musiques rend hommage aux plus de 25 millions de victimes qui, pendant près de quatre siècles, de 1492 à 1888 (année de l'abolition de l'esclavage au Brésil), ont été déportées et réduites en esclavage par les nations européennes. Ces hommes, ces femmes et ces enfants, brutalement arrachés à leurs villages du continent africain et de Madagascar et expédiés de force vers les colonies européennes, n'ont emporté avec eux que leur culture d'origine : leurs croyances religieuses, leur médecine traditionnelle, leurs coutumes culinaires, les chants et les danses qui ont été conservés dans leurs nouvelles destinations, appelées « habitations » ou « plantations ». Cet état de fait s'est poursuivi jusqu'au milieu du XIXe siècle, lorsque, après des guerres et des affrontements incessants, les mouvements abolitionnistes sont parvenus à décréter la fin de l'esclavage dans les colonies européennes.
Lors de ce concert, la « musique vivante », héritière des anciennes traditions des descendants de ces esclaves, profondément gravées dans la mémoire des peuples concernés - des côtes de l'Afrique de l'Ouest à l'Afrique, en passant par l'Amérique et les îles des Caraïbes - dialoguera avec des formes musicales hispaniques et européennes inspirées des chants et des danses des esclaves, des peuples indigènes et de toutes sortes de peuples racialement mélangés. Les héritages africain et américain se mêlent ainsi à des éléments importés de la Renaissance et du Baroque européens, avec des pièces de Gaspar Fernandes, Diego Durón, Juan Gutiérrez de Padilla, Felip Olivelles, Santiago de Murcia et d'autres compositeurs anonymes.
L'objectif de ce programme est de garder vivante la mémoire de cette tragédie humaine à travers la musique et les textes, et de rendre hommage aux victimes de ce terrible commerce de millions d'hommes, de femmes et d'enfants africains qui, pendant des siècles, ont été systématiquement déportés. Grâce à La Capella Reial de Catalunya, Hespèrion XXI, le groupe mexicain Tembembe Ensamble Continuo et des musiciens invités de Cuba, d'Haïti, du Brésil, du Mali et du Venezuela, nous écouterons les rythmes et les chants qui nous rappellent une histoire forgée dans la souffrance, quand la musique est devenue un moyen de survie et leur seul havre de paix, de consolation et d'espoir.
Jordi Savall
« Sans la musique, l’histoire ne serait qu’un vaste désert »
Le projet Un océan de musiques rend hommage aux plus de 25 millions de victimes qui ont été déportées et réduites en esclavage par les nations européennes pendant près de quatre siècles, de 1492 à 1888. Jordi Savall s'entoure d'artistes talentueux, dont le groupe mexicain Tembembe et des musiciens de Cuba, d'Haïti, du Brésil, du Mali et du Venezuela.
Lisez ici l'entretien avec Jordi Savall, réalisé par Olivia Artner pour le Berliner Festspiele / Musikfest Berlin.
Un mar de músicas 1440-1880
Músicas criollas en diálogo con las músicas de África, América y del Caribe
***
- PRIMERA PARTE: 1440-1640
1440. Inicio de las expediciones de captura de esclavos negros en África.
Recitado: Bula del Papa Nicolás V en 1455 en la cual concede al rey Alfonso de Portugal y al infante D. Henrique y a sus sucesores todas las conquistas de África.
Y sucedió que después de haber explorado y ocupado numerosos puertos, islas y mares con naves de esta clase, llegaron finalmente a la provincia de Guinea y, tras haber invadido algunas islas, puertos y el mar de dicha provincia, continuaron navegando hasta alcanzar la desembocadura de un gran río conocido como el Nilo y durante algunos años entablaron la guerra contra los pueblos de aquella zona y en esa guerra muchas islas vecinas fueron conquistadas y poseídas pacíficamente, como aún se poseen junto con el mar que las rodea. Desde entonces, muchos guineanos y otros negros fueron capturados por la fuerza y también algunos fueron llevados a esos reinos por medio de intercambios de cosas no prohibidas o bien por otros contratos legítimos de compra.
1492. El 3 de agosto, Colón inicia su primer viaje por el Atlántico. El 12 de octubre llega al Nuevo Mundo.
Recitado: Cristóbal Colón, Diario de a bordo. Noche de 11 de octubre de 1492.
Navegó al Ouesudeste. Tuvieron mucha mar y más que en todo el viaje habían tenido. Toda la noche oyeron pasar pájaros. La mar estaba plana como el río de Sevilla. Y porque la carabela Pinta era la más velera e iba delante del Almirante, halló tierra y hizo las señas que el Almirante había mandado. Esta tierra vido primero un marinero que se decía Rodrigo de Triana. Fue sobre el castillo de popa: vió un resplandor, muy ténue y furtivo, pero no atrevióse a decir nada. Llamó al Oficial de la Cámara Real y le dijo que parecíale haber visto una luz. Él escrutó la oscuridad y también viola. Era como una luz chica de candela de cera que subíase y bajábase cada vez más cerca. A dos horas después de medianoche, la tierra apareció distante sólo de dos leguas.
Recitado: Poema náhuatl sobre la fugacidad universal
¿Cuix oc nelli nemohua oa in tlalticpac Yhui ohuaye?
An nochipa tlalticpac: zan achica ye nican.
Tel ca chalchihuitl no xamani
no teocuitlatl in tlapani
no quetzalli poztequi Ya hui ohuaya
an nochipa tlalticpac: zan achica ye nican.
¿Acaso de verdad se vive en la tierra?
No para siempre en la tierra: sólo un poco aquí.
Aunque sea jade se quiebra,
aunque sea oro se rompe,
aunque sea plumaje de quetzal se desgarra,
no para siempre en la tierra: sólo un poco aquí.
1496. Alfonso de Lugo conquista las Islas Canarias y esclaviza sus moradores.
Recitado: El mismo año Cristóbal Colón envía desde Santo Domingo a su amigo florentino Juanotto Berardi el primer cargamento de esclavos que cruzó el Atlántico en dirección oeste-este con indios taínos.
1503. La Casa de la Contratación de Indias se establece en Sevilla, institución encargada de regular el comercio y la navegación con las Indias, las islas Canarias y el África atlántica.
1530. Primeras rebeliones de esclavos negros en toda la región del Caribe.
Recitado: En 1533, la primera rebelión de esclavos en Cuba, en las minas de oro de la villa de Bayamo, fue sofocada por el gobernador Manuel de Rojas y los rebeldes fueron “descuartizados y puestas sus cabezas en sendos palos”. Las rebeliones de esclavos negros se repiten en mayor o menor número en toda la región del Caribe: en 1532 en Venezuela, en 1533 en Cuba y Panamá. En 1547 se destaca la prolongada rebelión de Sebastián Lemba en La Española, en 1550 la de Juan Criollo que duró varios años. En 1579 los negros rebeldes en Portobelo (Panamá) llegan a firmar un tratado de paz con los colonos españoles mediante el cual consiguen libertad colectiva.
1535. El cronista hispalense Luis de Peraza se hacía eco de la diversidad de los esclavos traídos a Sevilla.
Recitado: Hay moros esclavos de todas las partes de África cristianos e infieles. Hay infinita multitud de negros y negras de todas las partes de Etiopía y Guinea, de los quales nos servimos en Sevilla, y son traídos por la vía de Portugal.
1573. Bartolomé Frías de Albornoz, primer profesor de Derecho Civil en la Nueva España, publica su Arte de los contratos.
Recitado: De ningún navío en que se llevaren esclavos negros à las Indias, de cualquier parte que sea, se pueda desembarcar ningún negro, varón o hembra, en tierra de ningún puerto sin licencia del gobernador o alcalde mayor, y de nuestros oficiales reales que en él residieren, los cuales cuenten los negros que salieren en cada barca, para ver si van algunos sin licencia ó registro, pena de que el barquero que echare en tierra negro ò negra sin licencia de los susodichos, por el mismo caso pierda la barca, y sea preso por termino de treinta días.
(Leyes de los Reinos de las Indias, 17 de marzo de 1557, capítulo 10.)
1620. Llegan los primeros esclavos africanos a las colonias inglesas. Internacionalización de la trata de esclavos.
1636. Decreto de 1636 del gobernador inglés de Barbados mediante el cual se estipula que todos los africanos y amerindios que habiten en la isla serán considerados como esclavos para siempre.
Recitado: La isla está dividida en tres clases de hombres, a saber. Amos, sirvientes y esclavos. Los esclavos y sus descendientes, al estar sujetos a sus Amos para siempre, son mantenidos y conservados con mayor cuidado que los siervos, que sólo son suyos durante cinco años, según la ley de la Isla. De modo que, durante este tiempo, los sirvientes tienen vidas peores, porque son sometidos a trabajos muy duros, mal alojamiento y a una dieta muy escasa... En cuanto al uso de los siervos, es muy parecido al del Amo, misericordioso o cruel. Los que son misericordiosos tratan bien a sus siervos, tanto en la comida como en la bebida y en el alojamiento, y les dan trabajo que no sea impropio de los cristianos. Pero si los Amos son crueles, los siervos tienen vidas muy tediosas y miserables... He visto a un capataz golpear a un siervo con un bastón en la cabeza, hasta que le salió sangre, por una falta de la que no vale la pena hablar, y aún así debe tener paciencia, o vendrá algo peor. En verdad, he visto tanta crueldad hacia los siervos, que no pensé que un cristiano pudiera hacerlo con otro. Pero, a medida que hombres más discretos y de mejor carácter han llegado a gobernar allí, la vida de los siervos ha mejorado mucho; porque ahora la mayoría de los siervos yacen en hamacas y en cuartos calientes, y cuando entran mojados, tienen camisas y calzoncillos, que es toda la ropa que usan, y se les alimenta con carne de huesos dos o tres veces por semana.
(Richard Ligon, A True & Exact History of the Island of Barbadoes, 2ª edición (Londres: Peter Parker and Thomas Guy, 1673), pp. 43-51)
1640. El fraile Jean-Baptiste du Tertre llega como misionero a las Antillas. Años después escribirá la primera historia de las Antillas y sus esclavos.
Recitado: Cuando [a los esclavos] se les trata con amabilidad, cuando se les alimenta bien, se consideran las personas más felices del mundo y están dispuestos a todo... Es cierto, sin embargo, que, en general, son orgullosos, arrogantes y autoritarios; y que tienen tan buena opinión de sí mismos que se creen mejores que los amos a los que sirven. Esto es lo que obliga a las naciones europeas establecidas en América a tratarlos con severidad y a no perdonar sus faltas, como se haría con personas a las que no se temiera; porque si los esclavos tienen la menor sospecha de que se les teme, se vuelven más insolentes y más dispuestos a conspirar juntos para liberarse de su cautiverio [...]. Se puede imaginar fácilmente el rigor de su trabajo, por la fuerte pasión que nuestros colonos se exhiben para amasar riquezas; han venido a las islas sólo por esta razón y obtienen de sus negros todos los servicios que pueden. Por eso trabajan no sólo desde la mañana hasta el mediodía, sino también buena parte de la noche, especialmente cuando el petún está en temporada.
(J-B. Du Tertre, Histoire générale des Antilles habitées par les français, 1667-1671, vol. 2, pp. 497 y 523.)
- SEGUNDA PARTE: 1680-1880
1705. El gobierno colonial de Virginia establece nuevas leyes referentes a los sirvientes y esclavos conocida como “Act Concerning Servants and Slaves”.
Recitado: Todos los sirvientes importados y traídos a este país, por mar o tierra, (que no fueran cristianos en su país de origen, antes de ser embarcados, para su transporte hasta aquí) serán contabilizados y serán esclavos, y como tales comprados y vendidos a pesar de una conversión posterior al cristianismo. Y si algún esclavo se resiste a su amo, o dueño, u otra persona, por orden de este, lo corrija, y resulta muerto en tal corrección, no se considerará delito grave; pero el amo, el dueño y toda otra persona que lo corrija, quedarán libres y absueltos de todo castigo y acusación por lo mismo, como si tal incidente nunca hubiera ocurrido.
(Estatutos IV y XXXIV.)
1713. La Compañía de los Mares del Sur recibe asientos para importar 4.800 esclavos africanos por año a las colonias españolas del Nuevo Mundo para los 30 años siguientes.
1748. Antonio de Ulloa describe los cruces de los blancos pobres con las castas de color e indios.
Recitado: Continuando en las otras especies de Gente las que se originan de la mezcla de Blancos, y Negros, podemos contar la primera la de los Mulatos tan conocida de todos , que no necesita mayor explicación; después la de Tercerones, que proviene de Mulato, y Blanco, y empieza a acercarse a este último, aunque el color no disimula todavía su origen, y calidad. Los Quarterones entran después de los antecedentes, y como se dexa inferir, provienen de Blanco, y Tercerón; y luego los Quinterones de Blanco, y Quarterón. Esta es la ultima, que participa de las Castas de Negro; y quando llegan a este grado, no es perceptible la diferencia entre los Blancos, y ellos por el color, ni facciones; y aun suelen ser mas blancos, que los mismos Españoles. La generación de Blanco y Quinteron se llama ya Español.
(Antonio de Ulloa. Relacion historica del viage a la America Meridional... T. 1, Madrid: Antonio Marín, 1748, p. 41.)
1762. El filósofo Jean-Jacques Rousseau expone sus ideas sobre la esclavitud en Du Contrat social. El pensamiento ilustrado de l'Encyclopédie critica la esclavitud.
Recitado: Podría decirse que estas colonias pronto quedarían arruinadas si se aboliera la esclavitud de los negros. Es esta trata de esclavos, es el uso de la servidumbre lo que ha impedido que Estados Unidos se poblara tan rápidamente como lo habría hecho sin ella. Dejemos que los negros sean libres y en unas pocas generaciones este vasto y fértil país tendrá innumerables habitantes. Allí florecerán las artes y los talentos; y en lugar de estar poblada casi exclusivamente por salvajes y fieras, pronto estará poblada sólo por hombres trabajadores.
(Louis de Jaucourt, «Traite des nègres» (1766), de Jean d’Alembert y Denis Diderot, Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences des arts et des métiers, 18 vol. 1751-1780, Neufchâtel, Samuel Fauche, xvi, p. 532-533.)
1789, agosto. Revuelta de esclavos en Martinique. Carta anónima de los esclavos dirigida a M. Mollérat en defensa de la abolición de la esclavitud.
Recitado: Estimados señores,
General, Intendente, Gobierno, Consejeros y demás particulares, sabemos que somos libres y que sois conscientes de que hay gente rebelde que se resiste a las órdenes del rey. Pues bien, recordad que los negros somos numerosos y queremos morir por esta libertad; porque la queremos y planeamos conseguirla a cualquier precio, incluso con el uso de morteros, cañones y rifles. ¿Por qué, durante cuántos cientos de años, nuestros padres han estado sometidos a este destino que todavía recae sobre nosotros? ¿Acaso Dios creó a alguien como esclavo? Del señor Dios pertenecen el cielo y la tierra, junto con todo lo que contienen; habéis corrompido a nuestros antepasados, no sólo a ellos, sino también a sus descendientes. ¿No es esto horrible, señores? Debe creerse en verdad que sois muy inhumanos como para no sentir compasión por el sufrimiento que soportamos. Incluso la más bárbara de las naciones se desharía en lágrimas si conociera nuestra miseria. Les dejaré pensar un momento en la rapidez con la que se intentaría abolir una ley tan odiosa. Pero al fin y al cabo es en vano que intentemos convenceros invocando sentimientos y humanidad, pues no los tenéis; pero a golpes lo conseguiremos, porque vemos que ésta es la única manera de llegar a alguna parte. Pronto empezará si no se aniquila por completo este prejuicio... o correrán torrentes de sangre tan poderosos como las alcantarillas que corren por nuestras calles.
Señores,
Tenemos el honor de firmar nosotros, los Negros.
(Carta anónima de los esclavos dirigida a M. Mollérat en defensa de la abolición de la esclavitud.)
1804. El líder Jan-Jacques Dessalines declaró en 1804, Haití una república libre y los blancos que quedaban en la isla fueron masacrados. La revolución haitiana se destaca como la única revuelta de esclavos exitosa en la historia mundial.
1806. Descripción por John Gabriel Stedman de una hermosa muchacha Samboe flagelada.
Recitado: El primer objeto que atrajo mi compasión durante una visita a una finca vecina fue una hermosa muchacha samboe de unos dieciocho años, atada por ambos brazos a un árbol, tan desnuda como había venido al mundo, y desgarrada de un modo tan espantoso por los látigos de dos conductores negros, que estaba desde el cuello hasta los tobillos literalmente teñida de sangre. Fue después de haber recibido doscientos azotes que la vi con la cabeza colgando, un espectáculo de lo más conmovedor. Cuando, dirigiéndome al capataz, le imploré que la desatara inmediatamente, ya que había sufrido un castigo tan severo; pero la breve respuesta que obtuve fue que, para evitar que todos los extraños interfirieran en su gobierno, había establecido una regla inalterable, en ese caso, de duplicar siempre el castigo, que instantáneamente comenzó a ejecutar… Al investigar la causa de esta incomparable barbarie, fui informado con credibilidad, que su único crimen consistía en negarse firmemente a someterse a los repugnantes abrazos de su detestable verdugo. Impulsado por sus celos y venganza, llamó a esto el castigo de la desobediencia, y así fue desollada viva.
(John Gabriel Stedman, Narrative, of a five years' expedition, against the revolted negroes of Surinam, in Guiana, on the wild coast of South America, from the year 1772, to 1777. Londres, 1806, vol. 1, p. 325-26.)
1868, 27 de diciembre. Carlos Manuel de Céspedes, en su condición revolucionaria de Capitán General, proclama la revolución de Cuba.
Recitado: La revolución de Cuba, al proclamar la independencia de la patria, ha proclamado con ella todas las libertades, y mal podría aceptar la grande inconsecuencia de limitar aquellas a una parte de la población del país. Cuba libre es incompatible con Cuba esclavista y la abolición de las Instituciones debe comprender y comprende por necesidad y por razón de la más alta justicia la de la esclavitud como la más inicua de todas.
(Bayamo, 27 de diciembre de 1868, Carlos Manuel de Céspedes.)
1873/1880. España decreta la abolición de la esclavitud en Puerto Rico y en Cuba.
L'utilisation du n-word dans les textes (et traductions) ci-dessus est tirée de la source originale et n'est pas destinée à inciter à la discrimination, à la ségrégation, à la haine ou à la violence.
Plainte africaine
Farafina do ben ni ankili Gnouma là
Farafina do benni ankili Gnouma là
Mansa yémini , faranfina mansa yémini
dounia mansa yémini . Gnin koumala mansa liyé.
Télébo Mansa lou, télébé Mansa lou, Gnin koumala Mansa louyé.
Nellia ya la korosila san bi Saba, karo saba, Télé Saba Sonna fiiin deen yé kèlèlà farifana yé. Atoun tai dobairalà diomaya kèle là .
Ako N’tai
Ako N’tai
NON
Farafidenou angné ouli angna lo , angné bara, bara lé mo mounafana , bara lé mo kéla itady, bara lé mo bola nohoro.
Ankana son dionmaya ma moutou
Moumai
Moumai
Moumai
Moumai
Moumai kai
La tricotea Samartín la vea
La tricotea
Samartín la vea;
abres un poc
al agua y señalea.
La bota sembra tuleta,
la señal d’un chapiré.
Ge que te gus per mundo spesa.
La botilla plena,
dama, qui mayna,
cerrali la vena.
Orli, çerli, trum madama,
çerliçer, cerrarli ben,
votr’ami contrari ben.
Niqui, niquidon,
formagidón, formagidón.
Yo soy monarchea
de grande nobrea.
Dama, por amor,
dama, bel se mea;
dama, yo la vea.
Canto a Oshun
Dide dide dide dide; dide dide
Kowá kowá lerí oyókota apranga niddé
Ashé omo lo kuní
Ebó elese Obini
Mowi loní mowi loná
Okó obá iche
A la moro yerefa
Idde were were idde oshun idde were were
Idde were idde oshun idde were were malo iyá
Ocha kiniwa idde oshún
Chekecheke idde oshún
Idde were were
Choir: Idde were were idda osuo idde were were
Idde were idda osuo idde were idda iyá
Ocha kiniwa idda oshún
Chekecheke idda iyá
Idde were were
Idde were yalodde idde were were malo iyá
Idde were idde oshun idde were were maro iyami
Ocha kiniwa idde oshún
Chekecheke idde oshún
Idde were were
Choir: Idde were were idda osuo idde were were
Idde were idda osuo idde were idda iyá
Ocha kiniwa idde oshún
Chekecheke idda iyá
Idde were were
Yalodde ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Yalodde ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Baba sesé iyami
Choir: moko sun
Iyá sesé iyami
Choir: moko sun
Iyá chekecheke
Choir: moko sun
Eye baka tara
Choir: moko sun
ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Yalodde ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Baba sesé iyami
Choir: moko sun
Irá sesé iyami
Choir: moko sun
Ira chekecheke
Choir: moko sun
Eye baka tara
Choir: moko sun
Emi seke okoddo
Choir: moko sun
Eye baka tara
Choir: moko sun
Olo lowo mayo
Choir: moko sun
ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Yalodde ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Ile wanlere
Choir: ala iyé ye wanlere a
Baba lagwa yeyé baba lagwa yeyé
Choir: Lagwa lagwa yeyé lagwa lagwa yeyé
Baba lagwa yeyé baba lagwa yeyé
Choir: Lagwa lagwa yeyé lagwa lagwa yeyé
Baba lagwa yeyé baba lagwa yeyé
Choir: Lagwa lagwa yeyé lagwa lagwa yeyé
Laye laye lagwa yeyé
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Ohhh morí yeyé ooooh
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Yalodde mori yeyeo
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Laye laye lagwa yeyé
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Ohhh morí yeyé ooooh
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Yalodde mori yeyeo
Choir: Laye laye lagwa yeyé
Ehhhh yeyé omá, yeye oma yeyé
Yeye oma yeyé yeye oma yeye
Choir: yeyé omá, yeye oma yeyé
Ehhhh yeyé omá, yeye oma yeyé
Choir: yeyé omá, yeye oma yeyé
Ehhhh yeyé omá, yeye oma yeyé
Choir: yeyé omá, yeye oma yeyé
Yeye oma yeyé yeye oma yeye
Choir: yeyé omá, yeye oma yeyé
Ehhhh yeyé omá, yeye oma yeyé
Choir: yeyé omá, yeye oma yeyé
Oma yeyé yalodde yeyé oma
Choir: oma yeyé
Yeyé oma
Choir: oma yeyé
Yeyé oma
Choir: oma yeyé…
Ballmannan
Mwen malad, mwen kouche, m pa sa leve.
Balmannan oh…
Mwen pa moun isit oh. Bondye rele m, m prale. (x2)
Mwen malad, mwen kouche, m pa sa leve.
Mwen malad, Balmannan. Bondye rele, m prale. (x2)
Balmannan oh…
Mwen pa moun isit oh, lè a rive, m prale
Maladi a pa gaya
Hmmmm weeeeee
Maladi a pa gaya
Mwen di hmm, mezanmi
Tout sa nape fè la, maladi a pa gayaaaa hmmm
Frè oh, li non! Frè oh, li non!
Maladi a pa gaya. Maladi a pa gaya an yeee
Anmwe oh, m a rele.
Maladi pa gaya.
Ofulú lorêrê-ê
Ofulú lorêrê ê
O kenhenhen Legibô
Ile ifan moxuá babá ajiborê mojibá ô
Oluwá é mawô
É mawô é walêxê
É mawô ê lê sê kan babá
É mawô é walêxê
La Negrina: San Sabeya Gugurumbé
Florida estava la rosa,
que ô vento le volvía la folla.
Caminemos y veremos
a Dios hecho ya mortal.
¿Qué diremos que cantemos
al que nos libró del mal
y al alma de ser cativa?
¡Viva, viva, viva! ¡Viva!
Canta tú y responderé.
- San Sabeya,
gugurumbé, alangandanga,
gugurumbé, gurumbé...
mantenga, señor Joan Branca,
mantega vossa meçè.
¿Sabé como é ya nacido,
ayá em Berem
un Niño muy garrido?
- Sa muy ben.
Vamo a ver su nacimento.
Dios, pesebre echado está.
- Sa contento. Vamo ayá.
¡Su!, vení, que ye verá.
Bonasa, bonasa,
su camisoncico rondaro;
çagarano, çagarano,
su sanico coyo roso,
sa hermoso, sa hermoso,
çucar miendro ye verá.-
Alangandanga,
gugurumbé, San Sabeya
gugurumbé, alangandanga,
gugurumbé, gurum-gurumbé...
Alelluia, alleluia, alleluia!
Los Negritos / Gurumbé
Jesú María que m’espanta
como hacen los negros pa trabajá
moliendo caña sin descansá
ja, ja, ja, ja,
ja, ja, ja, ja.
Gurumbé, gurumbé,
gurumbé, gurumbé,
Que jaze nublao
y quere llové.
Gurumbé, gurumbé,
gurumbé, gurumbé.
Que teque maneque
chuchú mayambé.
Qué bonitos son los negros
bailando la contradanza,
bailando la contradanza
qué bonitos son los negros.
Con sus zapatitos nuevos
haciendo tanta mudanza,
o bailando bien sosiego
pegados panza con panza.
Jesú María que m’espanta...
El son de la Má’ Teodora
¿Dónde está la Má Teodora?
Rajando la leña está.
Con su palo y su bandola
Rajando la leña está.
Sinanon saran
Sato, dia sara
Saton sinanon sara
Ahn déni nyanmato dé
Woyi déni nyamanto
Sunguruluw déni nyamanto
Kalalenuw déni nyamanto
La Guinée kamalenwa yé diamana kè mantola
Deninya lu faro koyé diamanalo
Ayé daralokoyè kè diamanalo
Deninya lu faro koyé diamanalo
Ayé daralo koyè kè diamanalo
Suguruw mènafuru kikè diamanako
Kèna den kèfolo soro sinanon sara
Suguruw mèna furu kikè diamanako
Kèna den musso soro sinanon sara
Sato, dia sara
Sato sinanon sara
Ahn déni nyanmato dé
Woyi déni nyamanto
Ahn déni nyanmato dé
Sugurulu wahn sinanon sara
Sato, dia sara
Sato sinanon sara
Sugurulu wahn sinanon sara
Look over yonder
Look over yonder
Hot sun really turning over
And it wont go down, oh lord it won’t go down.
My little sister wrote me last December
Crying all the time, oh lord crying all the time.
Look over yonder
Hot sun really turning over
And it won’t go down, oh my lord it won’t go down.
Tleycantimo choquiliya
Tleycantimo choquiliya
mis prasedes mi apission.
Tleycantimo choquiliya
mis prasedes mi apission.
Alleloya, alleloya, alleloya.
Dejalto el llando creçida
mizalto el mulo y el guey.
Jimoiol lali mi rey
tleinmir tolinia mi lada.
No se porque de meis pena
tan lindo cara de rosa,
mor pihol lochin miño hermosa
nochalchiuh asojena.
Jesos de mi goraçon
no lloreis mi pantasia.
Canto do Guerreiro
Eu vi na mata um padecer
de um Curumim correr pro Rio.
Macacos grilos e guerreiros
endoidecerem com o trovão
que eu nunca escutara.
E eu que vivia em plena harmonia
com o que Deus criou,
Tupã me deu essa alegria de ser índio
E você tirou de mim essa magia de ser limpo.
De ser índio
de ser limpo
de ser lindo.
You gonna reap what you sow
You gonna reap what you sow
You gonna reap what you sow
Sowing on the mountain
Sowing in the valley
You gonna reap just what you sow.
Imma tell you brother, keep right on fighting
Tellin you sister, keep right on fighting
Fighting on the mountain
Fight harder in the valley
You gonna reap what you sow.
You gonna reap what you sow
You gonna reap what you sow
Sowing on the mountain
Sowing in the valley
You gonna reap what you sow.
La rumba está buena
Hoy yo les quiero cantar porque
La rumba está buena.
Hoy yo les quiero cantar porque
La rumba está buena.
Hoy quiero cantar
Hoy quiero bailar
Hoy quiero tomar
Porque la rumba está buena.
Hoy quiero cantar
Hoy quiero bailar
Hoy quiero tomar
Porque la rumba está buena.
Latamblé tocando el tres
Olivares en la marímbula
Latamblé tocando el tres
Olivares en la marímbula
El guayo toca Cambrón
Las maracas Pedro Esté
Tavera con los bongós
Eso se siente repicar por qué?
Porque la rumba está buena.
El guayo toca Cambrón
Las maracas Pedro Esté
Tavera con los bongós
Eso se siente repicar por qué?
Porque la rumba está buena.
Choir:
Vamo’ a parrandear porque la rumba está buena.
Xicochi conetzintlé
Xicochi, xicochi,
xicochi conetzintlé
ca omie hui, hui,
yoco angelosme:
Aleluya, aleluya.
Xochipitzahuatl
Tiata compañero
Ti paxalo te María
Timiyehualotzin pa Tonantzin
Santa María Guadalupe.
Cachua serranita
No ay entendimiento humano
que diga tus glorias hoy
y solo basta desir
qu’ eres la Madre de Dios.
Anananana…
En la mente de Dios Padre,
fuiste Electa para Madre,
del Bervo que se humanó,
tomando en ti nuestra carne.
Anananana…
Una eres en la substancia,
y en advocaciones barias;
pero en el Carmen, Refugio,
y consuelo de las Almas.
Anananana…
Tu manto en el Purgatorio
es con qu’ el fuego le aplacas
a el porque Madre te clama,
y en Sábado lo rescatas.
Anananana…
No tiene la criatura
otro auxilio si no clama,
pues por tus Ruegos se libra
de la Sentencia más Santa.
Anananana…
Más y más misericordia,
le muestras al que te clama;
y pues que somos tus hijos
llevanos a buestra Patria.
Anananana…
El devoto fervoroso,
que a selebrarte se inclina,
lleba el premio más seguro
como qu’ eres madre pia.
Anananana…
Pues no habrá quien siendo esclavo
al fin no se vea libre
de las penas d’ esta vida
si con acierto te sirve.
Anananana…
Tumba francesa
Mwen vini jodia pou mwen salye Bansamwaye, Bansamwaye, Bonswa. (x2)
Si nou pa konprann ki pawol mwen m ape pale nou la, repondan, digan Bonswa. (x2)
Lè rèn yo nan chimen, tande oh non. (x2)
Hay lontan nou pa ganye.
Rèn yo leve tonbe.
Lè Rèn yo nan chiman, compro mi lipro.
Para tole
Nan gran chimen m te ye,
tout moun pase y ap ri mwen.
Nan gran chimen m te ye,
Ay kolibri, Lapli tonbe
Mwen pa mouye.
Indonana
Ngob’umthatile eh umtwana wakho
Uhlale nathi hololo helele
Indodana ka Nkulunkulu
Bayi’bethelela hololo helele
Oh Baba!, Baba, Baba Yehova!
Baba, hololo, helele
Ay, que me abraso, ay
¡Ay, que me abraso, ay!
divino dueño, ¡ay!
en la hermosura, ¡ay!
de tus ojuelos, ¡ay!
¡Ay, cómo llueven, ¡ay!
ciento luceros, ¡ay!
rayos de gloria, ¡ay!
rayos de fuego, ¡ay!
¡Ay, que la gloria, ¡ay!
del portaliño, ¡ay!
ya viste rayos, ¡ay!
si arroja hielos, ¡ay!
¡Ay, que su madre, ¡ay!
como en su espero, ¡ay!
mira en su luna, ¡ay!
sus crecimientos, ¡ay!
¡En la guaracha, ¡ay!
le festinemos, ¡ay!
mientras el niño, ¡ay!
se rinde al sueño, ¡ay!
¡Toquen y bailen, ¡ay!
porque tenemos, ¡ay!
fuego en la nieve, ¡ay!
nieve en el fuego, ¡ay!
Quereré, quereré
Quereré, quereré, quereré.
Cuatro naranjas corté
y las puse a madurar;
Si tu no las amancuernas,
yo sí las se amancornar.
Déjala que vaya,
que ya volverá;
Si amores la llevan,
celos la traerán.
Quereré, quereré.
¡Pero el chicote, ay!
a un mismo tiempo, ay!
llora y se ríe, ay!
qué dos extremos, ¡ay!
Aguacero, aguacerito
Cuando la lluvia comienza a caer
Yo la contemplo y me pongo a llorar
Porque yo sé que esta noche a mi novio lindo no lo podré ver
Porque yo sé que esta noche a mi novio lindo no lo podré ver.
Aguacero aguacerito cámbiate para otro lado
Porque el novio que yo tengo desde ayer me está esperando
Ya no tengo mi canoa con la creciente se fue
Mi caballo está en el monte y a mí me duelen los pies
Inundado está el camino que tengo que recorrer
Ya no más aguacerito para para de llover
Ya no más aguacerito ya a mi novio quiero ver.
Cuando la lluvia comienza a caer
Yo la contemplo y me pongo a llorar
Porque yo sé que esta noche a mi novio lindo no lo podré ver
Porque yo sé que esta noche a mi novio lindo no lo podré ver.
Aguacero aguacerito cámbiate para otro lado
Porque el novio que yo tengo desde ayer me está esperando
Ya no tengo mi canoa con la creciente se fue
Mi caballo está en el monte y a mí me duelen los pies
Inundado está el camino que tengo que recorrer
Ya no más aguacerito para para de llover
Ya no más aguacerito ya a mi novio quiero ver.
Choir:
Para aguacerito, para de llover…
Jordi Savall
direction musicale & viole de gambe soprano
Voilà plus de cinquante ans que Jordi Savall partage avec le public sa passion pour les chefs-d’oeuvre oubliés de la musique ancienne, les interprétant à la viole de gambe et à la tête d’ensembles de renoms. Né en 1941 à Igualada en Catalogne, Jordi Savall a étudié le violoncelle au conservatoire de Barcelone, puis la viole de gambe à la Schola Cantorum Basiliensis. Il est le fondateur, aux côtés de Montserrat Figueras, de divers ensembles interprétant un vaste répertoire allant du Moyen Âge au XIXe siècle : ceuxci sont Hespèrion XX, créé en 1974 et rebaptisé Hespèrion XXI en 2000, La Capella Reial de Catalunya, fondée en 1987, et Le Concert des Nations dont la naissance remonte à 1989. À côté de ses activités de direction d’orchestre, Savall est un concertiste très actif, donnant pas moins de 140 concerts par an. Son imposante discographie compte plus de 230 disques. Tout au long de sa carrière, Jordi Savall s’est vu attribuer un nombre impressionnant de récompenses, dont un Grammy Award et le célèbre Prix Léonie Sonning, considéré comme le Prix Nobel de la musique.
Hespèrion XXI
Depuis sa création à Bâle en 1974 par Jordi Savall et Montserrat Figueras, l’ensemble Hespèrion XX, rebaptisé Hespèrion XXI en 2000, s’applique à sauver de l’oubli des oeuvres inédites, contribuant ainsi à une importante revalorisation des répertoires médiéval, renaissance et baroque. Hespèrion XXI se dédie à l’interprétation des musiques apparues entre les Xe et XVIIIe siècles, issues des pays européens, du Nouveau Monde, du Proche et de l’Extrême-Orient. Ses choix artistiques reposent sur la recherche d’une synthèse dynamique entre l’expression musicale, les connaissances stylistiques et historiques, et l’imagination créative des musiciens. Très demandé, l’ensemble se produit régulièrement dans les festivals internationaux de musique ancienne. Son importante discographie (plus de 60 disques) a été saluée par la critique internationale.
La Capella Reial de Catalunya
Fondée en 1987 par Montserrat Figueras et Jordi Savall sur le modèle des « Chapelles Royales » médiévales de la péninsule Ibérique, La Capella Reial est l’un des premiers groupes vocaux exclusivement composés de voix de la péninsule Ibérique et d’Amérique latine, dédiés à l’interprétation historiquement informée des musiques des Siècles d’Or. Bénéficiant dès 1990 du parrainage régulier de la Generalitat de Catalunya, la formation a été rebaptisée La Capella Reial de Catalunya. Elle se caractérise par sa vision interpretative qui prend en compte la qualité du son vocal, son adéquation au style de son époque, la déclamation et la projection expressive du texte poétique. Sa vaste discographie, sortie chez Alia Vox, se compose de plus 40 albums salués par la critique.
Tembembe Ensamble Continuo
Tembembe Ensamble Continuo se consacre à l'exploration, à la recréation et à la promotion des liens musicaux entre la musique baroque espagnole et la musique traditionnelle d'Amérique latine et du Mexique. En explorant les similitudes en termes de pratiques musicales et d'instruments, l’ensemble crée un spectacle de musique, de chant et de danse qui fait (re)vivre l'esprit festif des rassemblements de fandango (fêtes folkloriques avec chants et danses en direct) du XVIIe siècle et d'aujourd'hui.
Emilio Buale, récitant
Jordi Savall, direction musicale
Hespèrion XXI
Pierre Hamon, flûtes
Béatrice Delpierre, flûte & chalemie
Daniel Lassalle, sacqueboute
Josep Borràs, douçaine
Jordi Savall, viole de gambe soprano
Xavier Puertas, violone
Xavier Díaz-Latorre, guitare & vihuela de mano
Andrew Lawrence-King, harpe baroque espagnole
David Mayoral, percussion
La Capella Reial de Catalunya
Anna Piroli, soprano
David Sagastume, contreténor
Víctor Sordo, ténor
Lluís Vilamajó, ténor
Musiciens invités
Canada
Neema Bickersteth, chants d’esclaves d’origine afro-américaine
Guinée
Sekouba Bambino, chant griot
Guadalupe
Yannis François, baryton & danse
Mali
Momi Maiga, kora & voix
Mamani Keita, Tanti Kouyaté, Fanta Sissoko, choristes & danse
Mexique / Colombie
Tembembe Ensamble Continuo
Ada Coronel, voix & danse
Leopoldo Novoa, marimbol, marimba de chonta & tiple colombien
Ulises Martínez, violon, vihuela, leona & voix
Brésil
Maria Juliana Linhares, soprano
Zé Luis Nascimento, percussion
Cuba
Teresa Yanet, voix
Lixsania Fernández, voix & viole de gambe basse
Marlon Rodríguez, percussion & voix
Frank Pereira, guitare, tres cubain & voix
Haiti
Sylvie Henry, voix
Venezuela
Iván García, basse
23 Jan.'25 - 20:00
Simón Bolívar Symphony Orchestra of Venezuela & Gustavo Dudamel
Tchaikovsky - Symphony nr. 4
24 Feb.'25 - 20:00
Graindelavoix & Jan Michiels
Epitaphs of Afterwardness
3 Mar.'25 - 20:00
Orchestre de Paris & Mäkelä
Petrushka & Le Sacre du Printemps
14 Mar.'25 - 20:00
Vox Luminis & Lionel Meunier
Ein Deutsches Barockrequiem
30 Mar.'25 - 19:00
Patricia Kopatchinskaja, Vox Luminis & Aurora Orchestra
Dies Irae
9 Apr.'25 - 20:00
Le Poème Harmonique
Purcell - Dido and Aeneas
23 Apr.'25 - 20:00
Anastasia Kobekina
Bach & Saariaho
8 May'25 - 20:00
Koninklijk Concertgebouworkest & Mäkelä
Mahler 1
27 May'25 - 18:00
Nuit de l'orgue
29 May'25 - 20:00
Il Gardellino & Vlaams Radiokoor
Via Crucis
15 June'25 - 19:00
Los Angeles Master Chorale & Peter Sellars
Music to Accompany a Departure
Bozar Maecenas
Prince et Princesse de Chimay • Barones Michèle Galle-Sioen • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Comte Gabriel Armand • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • Monsieur Tony Bernard • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Jean Courtin • De heer en mevrouw Géry Daeninck • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • Monsieur Jimmy Davignon • De heer en mevrouw Philippe De Baere • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Monsieur Patrick Derom • Madame Louise Descamps • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • De heer Frederick Gordts • Comte et Comtesse Bernard de Grunne • Madame Nathalie Guiot • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • De heer Xavier Hufkens • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandyoti • Monsieur et Madame Claude Kandyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Baron Andreas de Leenheer ✝ • Monsieur et Madame François Legein • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • De heer en mevrouw Thomas Leysen • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • De heer en mevrouw Jean-Pierre en Ine Mariën • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur Yves-Loïc Martin • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • Madame Luc Mikolajczak • De heer en mevrouw Frank Monstrey • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Madame Jean Pelfrène-Piqueray • Madame Marie-Caroline Plaquet • Madame Lucia Recalde Langarica • Madame Hermine Rédélé-Siegrist • Monsieur Bernard Respaut • Madame Fabienne Richard • Madame Elisabetta Righini • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur Grégoire Schöller • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Madame Gaëlle Siegrist-Mendelssohn • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • De heer en mevrouw Coen Teulings • Messieurs Oliver Toegemann et Bernard Slegten • Monsieur et Madame Philippe Tournay • Monsieur Jean-Christophe Troussel • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • Mevrouw Yung Shin Van Der Sype • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • Monsieur et Madame Guy Viellevigne • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Michel Wajs-Goldschmidt • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Monsieur Robert Willocx ✝ • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Monsieur et Madame Jacques Zucker • Zita, maison d'art et d'âme
Bozar Circle
Monsieur et Madame Paul Bosmans • Monsieur et Madame Paul De Groote • De heer Stefaan Sonck Thiebaut • Madame France Soubeyran • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck
Bozar Young Circle
Mademoiselle Floriana André • Docteur Amine Benyakoub • Mevrouw Sofie Bouckenooghe • Monsieur Matteo Cervi • Monsieur Rodolphe Dulait • Monsieur Avi Goldstein • Monsieur Rodolphe Dulait • Monsieur et Madame Melhan-Gam • Dokter Bram Peeters • Monsieur Lucas Van Molle • Monsieur et Madame Clément et Caroline Vey-Werny • Madame Cory Zhang