Caroline Shaw & Sō Percussion
26 Nov.'24
- 20:00
Salle Henry Le Bœuf

Sō Percussion & Caroline Shaw
Some Bright Morning
Let the Soil
This
Silently Invisibly
Long Ago
Sing On
Who Turns Out the Light
Slow Motion
Ringdown featuring Danni Lee Parpan & Caroline Shaw
Sō Percussion
Sense (2024) – Jason Treuting
4+9 (2017) – Eric Cha-Beach
Sō Percussion & Caroline Shaw
Lay All Your Love on Me
To Music
Rectangles and Circumstance
The Parting Glass
Percussions sur pots de fleurs, Schubert et steeldrums
Même avant son Prix Pulitzer, Caroline Shaw écrivait des compositions pour d'autres ensembles. Le quatuor de percussions Sō Percussion peut se considérer comme l'un de ses premiers « clients » grâce à Taxidermy (2012), qui recourt même à l’utilisation de pots de fleurs. « Il y a quelque chose de spécial chez Sõ Percussion, dans leur attitude et leur approche idiosyncratique et soigneuse. Et le fait qu’ils soient prêts à jouer sur de simples pots de fleurs ».
À Bozar, ils présenteront leur dernier album, Rectangles and Circumstance, ainsi qu'une sélection de leur album Let the Soil Play Its Simple Part, récompensé par un Grammy Award. Ils clôturent leur concert en conviant sur scène la chanteuse et compositrice Danni Lee, qui n'est autre que la compagne musicale et de vie de Caroline Shaw. Dans le processus d'écriture, les musiciens se partagent les responsabilités : Shaw choisit ou écrit les paroles, le quatuor fait de même. Shaw fournit les accords ou la mélodie, le quatuor la partie percussion, ou vice versa. Vous l'aurez compris, Rectangles penche plus vers la musique pop que vers la musique classique, plus vers Laura Marling que vers Monteverdi. L'attrait des dix chansons réside dans leurs multiples couches et leur caractère inattendu. Votre attention se pose tantôt sur la (les) voix familière(s) de Shaw, tantôt sur des synthés de basse ou des échantillons instrumentaux. To Music est une interprétation, ou plutôt une reprise, de la mélodie An die Musik de Schubert, avec steeldrum ! Terminer par un hommage audacieux à un maître classique qui avait lui-même rendu hommage à la musique en écrivant cette œuvre ? La boucle est bouclée.
Essai : Caroline Shaw célèbre l’ancien et le nouveau
Made in Greenville
Greenville est loin d'être la plus grande ville de Caroline du Nord (États-Unis), et encore moins un nid de créativité, mais Caroline Shaw (née en 1982) y a néanmoins trouvé sa voie créative dès l'enfance. Sa mère, professeur de violon et chanteuse, a joué un rôle majeur, plaçant tôt les doigts de sa fille sur le manche d'un violon. En chantant dans des chorales locales, Shaw tombe ensuite amoureuse de la musique polyphonique, avec Josquin Desprez en guise de figure de proue. « Il n'y a toujours rien de tel que de chanter avec d'autres personnes. Lorsque j'écris de la musique, j’essaie de me connecter à ce sentiment. » Ses rencontres avec la musique ancienne deviennent de puissants souvenirs. Ainsi, dans Cant voi l'aube (30.9 avec le Kamus Quartet), elle met en musique un texte attribué au trouvère du XIIe siècle Gace Brulé. Il s'agit d'une aubade traditionnelle ou chanson du matin avec une touche de modernité. Shaw admet d’ailleurs qu’elle aurait presque pu être intitulée Walk of Shame.
C’est vers l'âge de dix ans que Shaw compose ses premières petites œuvres, imitant la musique de chambre de Brahms et Mozart. Trente ans plus tard, ses quatuors à cordes débordent d'originalité tout en étant parfois aussi familiers que ceux des grands romantiques. Dans Blueprint (30.9 avec le Kamus Quartet), elle dissèque le plan harmonique du Sixième Quatuor à cordes de Beethoven. Qu'elle utilise Beethoven comme plan ou un texte du XIIe siècle comme page blanche, Shaw part toujours à la recherche de la force poignante des harmonies. Depuis The Evergreen en 2020 (30.9 avec le Kamus Quartet), elle laisse un accord passer à un autre à un rythme délibérément plus lent que dans ses œuvres précédentes. Cette approche ouvre un nouveau chapitre dans la carrière de la compositrice, que les musicologues du futur décriront peut-être comme son passage d'une phase orange à une phase verte, en clin d'œil à l'album Orange et à sa composition Thousandth Orange. Comme si elle jouait avec des cubes, elle cherche une note commune dans une série d'accords, qui est parfois la fondamentale (tonalité), parfois un ornement (septième) ou un contraste (dissonance). Tout au long des quatre mouvements de l'œuvre cinématographique The Evergreen, des séquences d'accords accompagnent Shaw au fil de ses promenades. « Si je devais noter en musique ma promenade dans les bois, que voudrais-je entendre ? Quelle en serait la bande sonore ? » Le premier mouvement, Moss, démarre progressivement avec des notes fragiles qui gagnent en force pour produire une consonance. Le quatuor prend forme. Le sentier forestier apparaît. Les glissandi lents et irrésistibles de Stem se fondent en un coup de tonnerre, après quoi les gouttes de Water tombent du ciel avec des pizzicati aléatoires. Root est un exemple typique de la façon dont Shaw étire les triades en accords plus complexes, puis les réduit à leur base, le noyau sonore.
Le passé n'est jamais bien loin. C’est après avoir entendu le Quatuor à cordes Op. 77 n° 2 de Haydn que Shaw a composé Entr'acte (8.11 avec le Belgian National Orchestra). Cette œuvre de 2011 suit la structure classique d'un menuet et d'un trio tout en la faisant évoluer. « J'aime la façon dont certaines musiques, comme les menuets de l'opus 77, vous emmènent soudain de l'autre côté du miroir d'Alice, dans une sorte de transition absurde, subtile et en Technicolor. Le Belgian National Orchestra interprète la version pour orchestre à cordes d'Entr'acte.
Shaw trouve sa voix dans Roomful of Teeth
Pendant ses études de violon à l'université de Yale, Shaw ne cesse de chercher une approche sonore idiosyncratique. Et même au sens propre : une manière d’utiliser sa voix d'alto dans la musique ancienne et moderne. En 2009, elle auditionne donc pour Roomful of Teeth, un tout nouvel ensemble à huit voix qui souhaite aller au-delà de la tradition européenne du chant classique en ouvrant d'autres possibilités vocales. Shaw est admise et s'émerveille de l'ouverture d'esprit de ses collègues. Ils se forment auprès de chanteurs de gorge, de yodleurs, de stars de Broadway, de chanteurs folkloriques géorgiens et sardes et de leaders de death metal, entre autres. De plus, en ne passant des commandes qu'à des compositeurs contemporains, ils se constituent un répertoire unique. Shaw saisit sa chance et, au cours de trois étés entre 2009 et 2011, couche sur papier les quatre mouvements de la Partita for 8 Voices.
Partita for 8 Voices
Chants, chuchotements, murmures, soupirs et voix parlée s’entrechoquent dans la Partita for 8 Voices (21.11 avec Roomful of Teeth). Les trois premiers mouvements portent le nom d'une danse baroque (allemande, sarabande et courante) tandis que le dernier est baptisé d’après une forme de variation baroque, la passacaille. Shaw emprunte non seulement à ces danses leurs titres mais aussi certaines caractéristiques, en guise de clin d'œil aux suites de danses de Bach. Comme Bach, Shaw ouvre sa suite avec l'Allemande en 4/4. Le motif court-court-long typique de cette danse se traduit au niveau textuel par un ping-pong entre les chanteurs. La musique purement vocale évolue vers une conversation cacophonique, avant d'être interrompue par un simple accord, comme si l'on pouvait faire cesser le brouhaha de Times Square d’un claquement de doigts. Dans les suites baroques, une allemande est généralement suivie d'une courante, mais Shaw opte pour une Sarabande à la mesure typique de 3/4 afin d’obtenir un tampon doux précédant l'intense Courante. Le dialogue intime et sans paroles entre deux ensembles à quatre voix s’aventure ensuite dans une section B sans mesure avant de se terminer sur un la aigu fortissimo et des techniques géorgiennes de chant ventral. Comme dans la musique baroque, Shaw met l'accent sur le deuxième temps de chaque mesure. La Courante est introduite par des soupirs et des voix gutturales inspirées de la tradition inuite dans les parties ténor et basse. Une version fredonnée à voix douce de l'hymne The Shining Shore n'étouffe que temporairement les voix masculines. La Passacaglia met une fois de plus en évidence la polyvalence de Roomful of Teeth : la même séquence d'accords est chantée trois fois, trois fois dans un style vocal différent. Les voix supérieures se chargent de la mélodie, tandis que les voix graves assurent l’harmonie. Un texte de Sol LeWitt résonne ensuite dans un brouhaha de voix parlées, se transforme avec un grand gémissement en une plainte festive, puis disparaît dans un silence final avec les vibrations métalliques du chant guttural.
Déjà dans l’Allemande Shaw présente les sources textuelles et les techniques vocales qui seront examinées plus tard. Dans la Partita, elle combine son propre texte avec des instructions de danse (« to the side »), des poèmes de T.S. Eliot (« the detail of the pattern is movement ») et des instructions tirées de l'œuvre conceptuelle Wall Drawing 305 de Sol LeWitt (« twelve lines from the midpoint of each of the sides »). Elle aborde la musique ancienne (la suite de danses) en s'inspirant de son propre univers et de son amour de la musique classique, plutôt qu'avec le désir rebelle de la déconstruire. C'est peut-être grâce à cette attitude – et, bien sûr, à sa musique extraordinaire – que Shaw a remporté le Prix Pulitzer de la musique en 2013. À l'âge de 30 ans, elle était la plus jeune compositrice de tous les temps et seulement la cinquième femme à remporter ce prix. Alors qu’elle avait soumis sa candidature pour attirer l'attention sur Roomful of Teeth, qui avait du mal à obtenir des engagements de concert, elle a ainsi lancé sa propre carrière de compositrice. À l'époque, cependant, elle se concentrait sur le violon, était inconnue du grand public et n'avait pas encore obtenu de doctorat d'une université renommée. Ces éléments n'ont cependant pas refroidi le jury qui a clarifié son choix en déclarant : « Shaw change de vitesse si rapidement et si facilement, et chacun de ces virages est inattendu et plein de joie. Cela se passe avec tant de conviction et de cohérence que l'on ne doute jamais de son sens de l'architecture et de sa prévoyance ».
Une bibliothèque et une crucifixion
Caroline Shaw fait une troisième et dernière halte à Bozar cette saison aux côtés de Gabriel Kahane, un auteur-compositeur américain ayant lui aussi une prédilection pour la frontière entre le classique et la pop (le 12 mars). Leur amitié musicale a engendré le cycle de chansons Hexagons, inspiré par La Bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges, l'énigmatique histoire de 1939. Dans cette bibliothèque infinie, on peut trouver n'importe quel livre. Elle contient toutes les connaissances du monde, disposées dans des chambres hexagonales. Pourtant, les personnages ne deviennent pas beaucoup plus sages et se heurtent aux limites de leur compréhension humaine. Shaw et Kahane vous invitent à réfléchir aux joies, aux peines, à l'émerveillement et à la perplexité que suscite une vie sursaturée d'informations.
Une autre œuvre de Shaw qui sera entendue au Bozar cette saison est To The Hands (le 29 mai). Le Vlaams Radiokoor et Il Gardellino juxtaposent avec pertinence cette œuvre pour cordes et voix à Membra Jesu Nostri de Buxtehude, qui chante les parties du corps du Christ cloué sur la croix. En 2016, le chœur de chambre américain The Crossing a invité sept compositeurs à fournir une contrepartie contemporaine aux cantates de ce cycle poignant de Buxtehude. Shaw a signé six courts chorals et s'est plongée dans la douleur d’autrui. To the Hands prend naissance dans l'univers sonore du 17e siècle de Buxtehude. Celui-ci est élargi, coloré et décomposé au fur et à mesure que l'idée centrale de la pièce se précise : la souffrance de ceux qui appellent à l'aide dans le monde entier, ainsi que notre rôle et notre responsabilité dans cette crise mondiale et locale », explique-t-elle.
Guillaume De Grieve (traduction: Judith Hoorens)
Some Bright Morning
Lyrics by Albert E. Brumley from I’ll Fly Away (1929)
Some bright morning
When this life is over
I'll fly away
To that home on that
celestial shore
I'll fly away
When the shadows
of this life are over,
I'll …
Oh glory
Oh morning
When I die
Hallelujah by and by
I'll fly away.
Let the Soil play its Simple Part
Lyrics by Caroline Shaw
every angle has its fabled
tangent tied behind the backs of
folded hours found about the
rounded corners
counted towards what never
quite arrived in time
an asymptote
a rhyme
unfurled and
further curling
further finding
cursive foiling
wrapped around
this mortal coil
let the soil
let the soil
let the soil
let the soil
let the soil play its simple part
Do you ever think of me?
I hope that you are well.
lyrically we seem to be
sympatically derived from
integers insistent on a
keen resistance
pen in hand you handed me
your altogether pen in hand
you handed me your further
curling further finding cursive
foiling wrapped around this mortal
coil let the soil let the soil let
the soil let the soilletthe
soilletthesoilletthesoilletthes o i
l l e tt h e s o il let the soil
play its simple part.
Do you ever think of me?
I hope that you are well
This
This, this
...
The night is darkening 'round me
The wild winds coldly blow
But a tyrant spell has bound me
And I cannot, cannot, cannot, cannot, cannot go
The giant trees are bending
Their bare boughs weighed with snow
And the storm is fast descending
And yet I cannot, cannot, cannot, cannot, cannot go
Clouds beyond, clouds above
Wastes beyond, wastes below
Clouds beyond above me
Wastes beyond below
But nothing drear can move me
I will not, will not , cannot go
Silently Invisibly
Never seek to tell thy love
Love that never told can be
For the gentle wind does move
Silently invisibly
I told my love, I told my love
I told my love, I told my love
I told my love
I told her all my heart
Trembling cold in ghastly fears
Ah she doth depart
Soon as she was gone from me
A traveler came by
Silently invisibly
He took her with a sigh
I told my love, I told my love
I told, I told, I told my love
I told my love, I
I told her all my heart, heart
Heart
...
Long Ago
Ago, ago, ago
Time until
Ago, ago, ago
Hours fill
Long ago we counted
One, two, three, four, five, six
Ago, ago, ago, ago, ago
Hours find
Ago, ago, ago, ago, ago
Fit the line
Long ago we …
One, three
Until, until, until
Side by side
Until, until, until
By and by
Again, again, again
Long ago we …
One.
Sing on
I don't hear the wind
I don't feel the rain
But I'll sing on, sing on until I find
The first verse and refrain
I won't hear the thunder
I'm not here to entertain
Sing on, sing on until you realize
I am not your weathervane
Sing on, sing on
And find me in the evergreen
Sing on, sing on
And know these shadows won't be seen
Sing on, sing on, sing on
Sing on, sing on
But sing no sad songs for me
Twilight doesn't rise or set
You remember, I forget
Don't plant your roses by my head
The grass will grow above my bed
Sing on, ...
Who Turns Out the Light
Two books
Two songs
Wet air
Deep breath
One kiss
One hug
Hold time
Deep breath
Two books
Two songs
Deep breath
One kiss
One hug
Wet air
Deep breath
Hold time
Deep breath
Hold time
Deep breath
Hold time
Deep breath
Who turns out the light? (Two books)
Reach to touch the ceiling (Two songs)
Don't learn to say it right just yet (Wet air, deep breath)
(One kiss) Just yet
(One hug) Just yet
(Hold time)
(Deep breath)
Who turns out the light? (Hold time)
Reach to touch the ceiling (Deep breath, two books)
I'll be (Two songs)
I'll be (One kiss)
I'll be right upstairs (Deep breath)
Laying on thе floor (Deep breath)
Circles, triangles, and squarеs (Deep breath)
Wish my mind could hold a little more (Deep breath)
White noise hums behind my ears
Night light glows across my eyes
Colors letters shapes and fears
Stack of scattered paper lies
Whisper tears away
Bring my head down low
One deep breath to end the day
Hold time, then I go
Who turns out the light?
Reach to touch the ceiling
Don't learn to say it right just yet (Deep breath)
(Hold time) Just yet
(Deep breath) Just yet
(Two books)
(Two songs) I'll be right upstairs
(One kiss)
(One hug)
(Wet air)
(Deep breath)
(Hold time)
(Deep breath)
Slow Motion
Lay it all down
Search party for a noun
While they run around
Little vowels on the playground
Hands outstretched for a sip
Just a drip
One small taste of the missing adjective
Walking the line
Everything’s fine
Internal rhyme of a lie
I’m searching the streets
Finding beats of deceit
Bare skin on clean sheets
Slow motion realization
Unfurl my abbreviation
Walking the line
Everything’s fine
Internal rhyme of a lie
I’m searching the streets
Finding beats of deceit
Bare skin on clean sheets
Overly sophisticated
Occupied, exaggerated
Walking the line
Everything’s fine
Internal rhyme of a lie
I’m searching the streets
Finding beats of deceit
Bare skin on clean sheets
This this this
Slow motion realization
Unfurl this suspension
Lay All Your Love On Me
Don't go wasting your emotion
Lay all your love on me
Don't go sharing your devotion
Lay all your love on me
Don't go wasting your emotion (don't go)
Lay all your love on me (don't, love)
Don't go sharing your devotion (don't go, me)
Lay all your love on me (don't go)
Don't go wasting your emotion (don't, don't, don't, don't, don't, don't, don't, don't)
Lay all your love on me (don't, don't, don't, don't, don't, don't, don't, don't)
Don't go sharing your devotion (all your love on me, all your love on me, all your love on me, on me, all your love on me)
Lay all your love on me (all your love on me, all your love on me)
(Don't)
(Lay all your love on me, lay all your love on me)
(Lay all your love on me, lay all your love on me)
(Go)
(Lay)
(Lay all your love on mе)
(Lay)
To Music
[vocalise]
Rectangles and Circumstance
What’s this solitary game you play
What are you content to say
What’s your slot machine ballet
Have your fears refreshed today?
Feeding content to display
Has it always been this way?
Windy talkers advertise
Wearing suits bought with lies
Nothing comes as a surprise
They are lost but you are wise
Navigating what arises
Look into a stranger’s eyes
Trying kindness on for size
Tell me what you recognize
Every single day’s a chance
To see humanity advance
But bitter gods look down at ants
Scrolling through the avalanche
Of politics and quick romance
Navigating the expanse
Of rectangles and circumstance
The Parting Glass
Of all the money that e'er I had
I spent it in good company
And all the harm that e'er I've done
Alas, it was to none but me
And all I've done for want of wit
To memory now I can't recall
So fill to me the parting glass
Goodnight and joy be to you all
So fill to me the parting glass
And gather as the evening falls
And gently rise and softly call
Goodnight and joy be to you all
If I had money enough to spend
And leisure time to sit awhile
There is a fair maid in this town
She surely has my heart beguiled
Hеr rosy cheeks, her ruby lips
I know she has my heart еnthralled
So fill me to the parting glass
Goodnight and joy be with you all
So fill me to the parting glass
And gather as the evening falls
And gently rise and softly call
Goodnight and joy be to you all
Of all the comrades that e'er I've had
They're sorry for my going away
And all the sweethearts that e'er I've had
They'd wish me one more day to stay
But since it fell into my lot
That I should rise and you should not
I'll gently rise and I'll softly call
Goodnight and joy be to you all
So fill to me the parting glass
And gather as the evening falls
And gently rise and softly call
Goodnight and joy be to you al
Sō Percussion
ensemble
Depuis plus de vingt ans, Sō Percussion redéfinit la musique de chambre pour le XXIe siècle grâce à un « mélange passionnant de précision et d'anarchie, de rigueur et de folie » (The New Yorker). Ils ont été salués pour leur éventail extravagant de collaborations dans les domaines de la musique classique, de la pop, du rock indépendant, de la danse contemporaine et du théâtre, ainsi que pour leur travail dans le domaine de l'éducation et au sein des communautés locales. Partenaires de confiance et dévoués, ils se consacrent à la création de nouvelles œuvres avec divers compositeurs, écrivant une musique qui fait rayonner le style des voix brillantes de notre époque. En 2022, leur enregistrement Narrow Sea, avec Caroline Shaw, Dawn Upshaw et Gilbert Kalish, a remporté le Grammy de la meilleure composition classique contemporaine.
Sō Percussion: Eric Cha-Beach, Josh Quillen, Adam Sliwinski, and Jason Treuting
Sō Percussion’s 2024-2025 season is supported in part by awards from:
- The National Endowment for the Arts. To find out more about how National Endowment for the Arts grants impact individuals and communities, visit www.arts.gov
- The New York State Council on the Arts with the support of Governor Kathy Hochul and the New York State Legislature;
- The New York City Department of Cultural Affairs in partnership with the City Council
- The Aaron Copland Fund for Music
- The Alice M. Ditson Fund of Columbia University
- The Amphion Foundation
- The Brookby Foundation
- The Gladys Krieble Delmas Foundation
- The Fan Fox and Leslie R. Samuels Foundation
- The Howard Gilman Foundation
- The Mid Atlantic Arts Foundation
Sō Percussion uses:
- Pearl/Adams Instruments
- Vic Firth Drumsticks and Mallets
- Zildjian Cymbals
- Blackswamp Accessories
- Remo Drumheads
- Estey Organs
- Kyle Dunleavy Steel Pans
- MalletMan Steel Drum Mallets
Sō Percussion would like to thank these companies for their generous support and donation
- Vic Firth
- Remo
- Pearl
- Adams
- Zildjian
Caroline Shaw
voix
Caroline Shaw (née en 1982) est sans conteste l’une des compositrices les plus influentes du classique contemporain, fusionnant le style baroque, la pop et la musique moderniste en un tout idiosyncrasique. Elle a reçu le Prix Pulitzer pour sa musique en 2013, plusieurs Grammy Awards, un doctorat honorifique de Yale et une bourse Thomas J. Watson. Elle a collaboré avec plusieurs artistes, dont Rosalía, Renée Fleming et Yo Yo Ma, et a fourni la musique de films et de séries télévisées tels que Fleishman is in Trouble, Bombshell, Yellowjackets, Maid, Dark et Homecoming de Beyonce. Sa couleur préférée est le jaune et son parfum favori le romarin.
Cette saison, Bozar lui consacre un portrait à travers ses quatuors à cordes, son travail vocal et percussif ainsi que son amour de la musique ancienne. À trois reprises, elle sera présente à Bruxelles pour accompagner le Kamus Quartet, Sõ Percussion et Gabriel Kahane. Roomful of Teeth, le Belgian National Orchestra, Il Gardellino et le Vlaams Radiokoor interprètent également ses œuvres.
Ringdown
Ringdown – composé des musiciens-compositeurs Caroline Shaw et Danni Lee Parpan – est un duo de pop-électro cinématographique décrit comme “extatiquement joyeux” (Night After Night) et “irrésistible” (Feast of Music). Leur musique semble s’élever d’un bac à disques poussiéreux entre Brahms et Brandi Carlile, et s’articule autour de la joie, de la connexion humaine et de l’espoir d’inspirer les gens à ressentir plus d’amour (et peut-être même à oser déclarer leur flamme).
Le duo s’est formé grâce à une admiration mutuelle pour leurs travaux respectifs. Shaw a remporté un prix Pulitzer et plusieurs Grammy Awards pour ses compositions novatrices, et a contribué à des musiques de films comme Homecoming de Beyoncé ou le prochain documentaire de Ken Burns Leonard de Vinci. Parpan, quant à elle, est une chanteuse et autrice-compositrice folk-pop dynamique, connue pour ses paroles profondément émouvantes et son plaisir à repousser les limites de la manière dont les instruments “devraient” être joués. Ensemble, sous le nom de Ringdown, ils explorent un nouvel univers musical, déverrouillant des approches de la composition, du chant et de la performance qu’ils ne pourraient atteindre qu’ensemble. Ils s’encouragent à lâcher prise sur leur passé musical pour plonger pleinement dans la pop sophistiquée qu’ils ont toujours aimée. Leurs morceaux naissent de longues nuits passées à échanger sans fin autour de tables encombrées d’instruments et de câbles, où l’abstraction de Shaw rencontre la spontanéité de Parpan, peut-être avec une playlist en fond de Sylvan Esso, Glasser, Robyn, James Blake ou The Blow. Le résultat : une musique qui invite à une écoute attentive tout en accueillant ceux qui veulent chanter à tue-tête, et – ils l’espèrent – aide chacun à ressentir tout ce qu’il avait peur de ressentir auparavant.
Quant au nom du groupe : un ringdown est le son supposé produit par deux trous noirs dans les microsecondes qui précèdent leur fusion – un souffle grave et glissant évoquant le plus grand synthétiseur du monde, soupirant d’un contentement infini. Cela pourrait aussi décrire la musique de Ringdown. Ou du moins ce que le groupe ressent en la jouant.
Ringdown travaille actuellement sur son premier album pour Nonesuch Records et s’est produit aux États-Unis et à l’étranger, notamment à Big Ears, Carnegie Hall, Lincoln Center, Public Records, SXSW, au festival Bach de Thuringe, et bien plus. Le duo, qui est partenaire sur scène comme dans la vie, partage son temps entre Portland, OR, et New York, NY. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ringdownmusic.com et suivez-les sur ce qu’ils décrivent fièrement comme “le compte Instagram préféré de leur amie Virginia” : @ringdownmusic.
Albums, merchandising, partitions, et plus encore.

Caroline Shaw est sans conteste l’une des compositrices les plus influentes du classique contemporain, fusionnant le style baroque, la pop et la musique moderniste en un tout idiosyncrasique. Cette saison, Bozar lui consacre un portrait à travers ses quatuors à cordes, son travail vocal et percussif ainsi que son amour de la musique ancienne. À trois reprises, elle sera présente à Bruxelles pour accompagner le Kamus Quartet, Sõ Percussion et Gabriel Kahane. Roomful of Teeth, le Belgian National Orchestra, Il Gardellino et le Vlaams Radiokoor interprètent également ses œuvres.
Caroline Shaw & Gabriel Kahane
12 Mar.'25 - 20:30 – Terarken, Bozar
Il Gardellino & Vlaams Radiokoor
29 Mai'25 - 20:00 - Church of St. James on Coudenberg
Bozar Maecenas
Prince et Princesse de Chimay • Barones Michèle Galle-Sioen • Monsieur et Madame Laurent Legein • Madame Heike Müller • Monsieur et Madame Dominique Peninon • Monsieur et Madame Antoine Winckler • Chevalier Godefroid de Wouters d'Oplinter
Bozar Honorary Patrons
Comte Etienne Davignon • Madame Léo Goldschmidt
Bozar Patrons
Monsieur et Madame Charles Adriaenssen • Madame Marie-Louise Angenent • Comtesse Laurence d'Aramon • Comte Gabriel Armand • Monsieur Jean-François Bellis • Baron et Baronne Berghmans • Monsieur Tony Bernard • De heer Stefaan Bettens • Monsieur Philippe Bioul • Mevrouw Roger Blanpain-Bruggeman • Madame Laurette Blondeel • Comte et Comtesse Boël • Monsieur et Madame Thierry Bouckaert • Madame Anny Cailloux • Madame Valérie Cardon de Lichtbuer • Madame Catherine Carniaux • Monsieur Jim Cloos et Madame Véronique Arnault • Mevrouw Chris Cooleman • Monsieur et Madame Jean Courtin • De heer en mevrouw Géry Daeninck • Monsieur et Madame Denis Dalibot • Madame Bernard Darty • Monsieur Jimmy Davignon • De heer en mevrouw Philippe De Baere • De heer Frederic Depoortere en mevrouw Ingrid Rossi • Monsieur Patrick Derom • Madame Louise Descamps • De heer Bernard Dubois • Mevrouw Sylvie Dubois • Madame Dominique Eickhoff • Baron et Baronne William Frère • De heer Frederick Gordts • Comte et Comtesse Bernard de Grunne • Madame Nathalie Guiot • De heer en mevrouw Philippe Haspeslagh - Van den Poel • Madame Susanne Hinrichs et Monsieur Peter Klein • Monsieur Jean-Pierre Hoa • De heer Xavier Hufkens • Madame Bonno H. Hylkema • Madame Fernand Jacquet • Baron Edouard Janssen • Madame Elisabeth Jongen • Monsieur et Madame Jean-Louis Joris • Monsieur et Madame Adnan Kandyoti • Monsieur et Madame Claude Kandyoti • Monsieur Sander Kashiva • Monsieur Sam Kestens • Monsieur et Madame Klaus Körner • Madame Marleen Lammerant • Monsieur Pierre Lebeau • Baron Andreas de Leenheer ✝ • Monsieur et Madame François Legein • Madame Gérald Leprince Jungbluth • Monsieur Xavier Letizia • De heer en mevrouw Thomas Leysen • Monsieur Bruno van Lierde • Madame Florence Lippens • Monsieur et Madame Clive Llewellyn • Monsieur et Madame Thierry Lorang • Madame Olga Machiels-Osterrieth • De heer Peter Maenhout • De heer en mevrouw Jean-Pierre en Ine Mariën • De heer en mevrouw Frederic Martens • Monsieur Yves-Loïc Martin • Monsieur et Madame Dominique Mathieu-Defforey • Madame Luc Mikolajczak • De heer en mevrouw Frank Monstrey • Madame Philippine de Montalembert • Madame Nelson • Monsieur Laurent Pampfer • Famille Philippson • Monsieur Gérard Philippson • Madame Jean Pelfrène-Piqueray • Madame Marie-Caroline Plaquet • Madame Lucia Recalde Langarica • Madame Hermine Rédélé-Siegrist • Monsieur Bernard Respaut • Madame Fabienne Richard • Madame Elisabetta Righini • Monsieur et Madame Frédéric Samama • Monsieur Grégoire Schöller • Monsieur et Madame Philippe Schöller • Monsieur et Madame Hans C. Schwab • Monsieur et Madame Tommaso Setari • Madame Gaëlle Siegrist-Mendelssohn • Monsieur et Madame Olivier Solanet • Monsieur Eric Speeckaert • Monsieur Jean-Charles Speeckaert • Vicomte Philippe de Spoelberch et Madame Daphné Lippitt • Madame Anne-Véronique Stainier • De heer Karl Stas • Monsieur et Madame Philippe Stoclet • De heer en mevrouw Coen Teulings • Messieurs Oliver Toegemann et Bernard Slegten • Monsieur et Madame Philippe Tournay • Monsieur Jean-Christophe Troussel • Monsieur et Madame Xavier Van Campenhout • Mevrouw Yung Shin Van Der Sype • Mevrouw Barbara Van Der Wee en de heer Paul Lievevrouw • De heer Koen Van Loo • De heer en mevrouw Anton Van Rossum • Monsieur et Madame Guy Viellevigne • De heer Johan Van Wassenhove • Monsieur et Madame Michel Wajs-Goldschmidt • Monsieur et Madame Albert Wastiaux • Monsieur Luc Willame • Monsieur Robert Willocx ✝ • Monsieur et Madame Bernard Woronoff • Monsieur et Madame Jacques Zucker • Zita, maison d'art et d'âme
Bozar Circle
Monsieur et Madame Paul Bosmans • Monsieur et Madame Paul De Groote • De heer Stefaan Sonck Thiebaut • Madame France Soubeyran • De heer en mevrouw Remi en Evelyne Van Den Broeck
Bozar Young Circle
Mademoiselle Floriana André • Docteur Amine Benyakoub • Mevrouw Sofie Bouckenooghe • Monsieur Matteo Cervi • Monsieur Rodolphe Dulait • Monsieur Avi Goldstein • Monsieur Rodolphe Dulait • Monsieur et Madame Melhan-Gam • Dokter Bram Peeters • Monsieur Lucas Van Molle • Monsieur et Madame Clément et Caroline Vey-Werny • Madame Cory Zhang